Le DPE vu d’une autre manière
L’ADEME et le CSTB ont réalisé des études sur la répartition moyenne des déperditions thermiques en fonction de la classe énergétique, qui change radicalement selon le niveau d'isolation de la maison.
La plupart des passoires thermiques (classe F ou G) datent d’avant 1975. Aucune isolation n'était requise à l'époque, la chaleur s'échappe donc massivement par les parois opaques.
Les maisons intermédiaires (classe D ou E) datent souvent des années 80-90 ou de maisons anciennes ayant subi une rénovation partielle. La toiture est en général davantage isolée, et sa part dans les déperditions s’efface progressivement au profit des murs et des fenêtres.
Dans une maison neuve ou lourdement rénovée (classe A ou B), les parois sont tellement isolées que la hiérarchie est totalement inversée : la ventilation et les ponts thermiques, qui sont des sources de déperditions relativement “incompressibles”, deviennent dominants.
Comme le DPE décrit la consommation annuelle estimée, on peut traduire ces chiffres en une dépense financière moyenne par poste. Par exemple, pour une maison de 100m2 chauffée au gaz:
Ces ordres de grandeur donnent une bonne idée de priorisation des différents travaux…